Générations futures pointe les limites de l'étude Anses alimentation


PARIS - L'association Générations futures a souligné jeudi les limites de l'étude publiée mercredi par l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) sur les expositions alimentaires aux substances chimiques, estimant qu'elle ne dit rien du risque réellement couru par le consommateur.

Dans un communiqué, l'association note que les valeurs d'exposition sont comparées à des valeurs toxicologiques de référence dont on voit qu'elles ne sont parfois pas protectrices des populations.

En outre elle ne prend pas en compte l'interaction des molécules entre elles, selon ce communiqué.

En décembre, l'association avait publié les résultats d'une étude faisant apparaître que dans l'assiette quotidienne d'un enfant de 10 ans il y a un cocktail de 81 substances chimiques, dont 47 classées comme cancérigènes possibles, probables ou certaines et 37 susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens.

Générations futures regrette aussi que l'étude de l'Anses ne prenne pas en compte le mode d'action particulier des perturbateurs endocriniens et que certains contaminants et substances de synthèse ne soient pas étudiés, comme le bisphénol A, l'aspartame et les antibiotiques.

C'est un rapport utile mais peu utilisable dans la pratique, a regretté pour sa part le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste du Réseau environnement santé (Res). Et surtout, je regrette qu'il ne donne pas suffisamment de recommandations pour encadrer les pratiques des industriels de l'agro-alimentaire qui sont en partie à revoir, a-t-il ajouté.

(©AFP / 30 juin 2011 18h01)