Grèce: lancement de l'appel d'offres pour la privatisation du gazier Depa


ATHENES - La Grèce a annoncé mercredi le lancement d'un appel d'offres international pour la privatisation du groupe gazier national Depa, dans le cadre du plan de cession des actifs publics prévu par le programme UE-FMI de redressement de l'économie grecque.

L'appel, pour un dépôt de déclarations d'intérêt jusqu'au 22 mars, porte sur 100% des actions de Depa, détenu actuellement à 65% par l'Etat grec et à 35% par la compagnie pétrolière grecque Helpe, a précisé dans un communiqué le Fonds d'exploitation du patrimoine privé de l'Etat, (TAIPED), qui pilote les privatisations grecques.

Les candidats pourront choisir soit de racheter ensemble Depa et sa filiale de distribution en Grèce, Desfa, dont l'Etat gardera toutefois 34% des actions, soit de prendre le contrôle de chacune des sociétés séparément, avec une part respective de 100% pour Depa et de 66% pour Desfa, a précisé le communiqué.

Un deuxième tour de sélection entre les candidats sera organisé après le 22 mars, l'ensemble de la procédure devant être conclue courant août.

Le numéro deux du géant gazier russe Gazprom, Alexandre Medvedev, a discuté mardi à Athènes avec des hauts-responsables grecs de ce projet de privatisation, avait indiqué le groupe dans un communiqué.

L'opérateur grec est partie prenante de plusieurs projets de gazoducs européens censés fonctionner à partir de 2015: l'ITGI, de transport de gaz azéri jusqu'en Italie via la Turquie et la Grèce, et le russe Southstream destiné à livrer du gaz russe à l'Union européenne via la mer Noire, a rappelé le communiqué du Fonds grec de privatisation.

Revu à la baisse du fait du peu d'intérêt manifesté par les acheteurs et de la stagnation économique internationale, le programme de privatisations grecques prévoit la cession au premier semestre 2012, outre de Depa, des parts publiques dans les compagnies des eaux (Eydap-Eyath), pétrolière (Helpe), et des Jeux (Opap).

L'objectif est d'encaisser 4,5 milliards entre juin 2011 et fin 2012, pour arriver à un total de 19,5 milliards d'ici fin 2015, contre un objectif au départ fixé à 50 milliards.

GAZPROM

OPAP

(©AFP / 29 février 2012 11h09)