Irak: le chef du Parlement appelle à la démission du gouvernement Maliki


BAGDAD - Le chef du Parlement irakien Oussama al-Nujaifi a appelé lundi à la démission du gouvernement du chiite Nouri al-Maliki et à la tenue d'élections anticipées, selon un communiqué de son bureau.

Cette initiative doit permettre de parvenir à une réconciliation nationale et de préserver les acquis de la démocratie et aussi de sortir le pays du spectre de la guerre civile et des violences confessionnelles, a indiqué le communiqué alors qu'un regain de violences en Irak a fait depuis mardi dernier plus de 230 morts.

M. Nujaifi, un sunnite et haut responsable du bloc Iraqiya, soutenu par les sunnites et pendant longtemps en profond désaccord avec M. Maliki, a adressé sa proposition aux chefs des partis politiques représentés au Parlement.

Il a appelé le gouvernement actuel à démissionner pour être remplacé par un cabinet plus restreint composé d'indépendants qui ne pourraient pas participer aux prochaines élections. Il a également demandé à ce qu'une commission électorale prépare des élections législatives anticipées avant la dissolution du Parlement.

Cette proposition intervient alors qu'une vague de violences frappe le pays depuis le 23 avril quand les forces anti-émeutes avaient tenté de pénétrer sur une place de la localité de Houweijah, à l'ouest de la ville de Kirkouk, où des centaines de manifestants hostiles au Premier ministre chiite observaient un sit-in depuis plusieurs semaines.

Au moins 53 personnes avaient été tuées et des attaques de représailles contre les forces irakiennes et d'autres violences ont fait depuis des dizaines d'autres victimes, le bilan s'élevant à plus de 230 mort lundi.

Cette montée des violences fait craindre un retour à un conflit confessionnel ouvert.

Plus de 450 personnes ont été tuées et 1.150 blessées en Irak depuis début avril, selon un décompte de l'AFP sur la base de sources médicales et de sécurité.

(©AFP / 29 avril 2013 14h07)