Jérusalem-Est: les Palestiniens victimes de violences policières accrues


JERUSALEM - L'Association israélienne pour les droits civiques (ACRI) a appelé mardi le nouveau chef de la police à Jérusalem Nisso Shaham, nommé en avril, à changer fondamentalement le traitement violent auxquels sont soumis les Palestiniens de Jérusalem-Est annexée.

Dans un rapport publié à l'occasion de la Journée de Jérusalem, qui marque l'anniversaire par Israël de la conquête de la partie orientale de la Ville sainte en juin 1967, l'ACRI affirme qu'elle a reçu ces deux dernières années un nombre croissant de plaintes et recueilli de plus en plus de preuves d'abus de pouvoir contre les résidents palestiniens de Jérusalem.

Ces résidents ne considèrent pas la police du district de Jérusalem comme une institution chargée de les servir et les protéger, regrette le rapport.

A leurs yeux, la police est une force hostile et étrangère dont les pouvoirs sont exercés contre eux, sans tenir compte de leurs besoins fondamentaux ni de leur sécurité, et qui favorisent les intérêts de la population juive de Jérusalem, constate l'ACRI.

L'association a également exhorté le chef de la police de Jérusalem à mettre fin aux méthodes excessives utilisées contre les manifestations, et à respecter les règlements sur la manière dont les mineurs doivent être traités et la protection des Palestiniens contre les colons israéliens.

Le nouveau chef de la police doit avoir pour priorité de changer fondamentalement les opérations de police à Jérusalem-Est, de telle sorte que les violations des droits de l'Homme ne constituent plus le lot quotidien des Palestiniens, poursuit le rapport.

La Journée de Jérusalem, célébrée mercredi par Israël, marque, pour l'Etat hébreu, la réunification de la Ville sainte après la guerre israélo-arabe de juin 1967, dite Guerre des Six jours. Cet anniversaire est commémoré par des cérémonies et des défilés de mouvements de jeunesse.

La principale marche partira du quartier palestinien de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est annexée. L'annexion de la partie orientale de Jérusalem à l'issue de la Guerre des Six jours n'est pas reconnue par la communauté internationale.

A l'occasion de cet anniversaire, Tzipi Hotovely, députée du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait part de son intention de proposer une projet de loi rendant obligatoire l'usage des noms en hébreu pour les quartiers arabes de Jérusalem sur les panneaux de signalisation ainsi qu'à la radio publique.

Dans notre bataille pour Jérusalem, il est important que soient reconnues les racines hébraïques de la ville, a-t-elle dit au quotidien Jerusalem Post.

(©AFP / 31 mai 2011 19h36)