L'Armée syrienne libre affirme détenir cinq militaires iraniens à Homs


BEYROUTH - L'Armée syrienne libre (ASL) a annoncé vendredi avoir arrêté à Homs (centre) cinq militaires iraniens, appelant Téhéran, l'allié du régime de Bachar al-Assad, à retirer immédiatement ses officiers du territoire syrien.

Ces Iraniens opèrent sous les ordres des renseignements de l'armée de l'air à Homs et leurs passeports ne contiennent aucun visa, séjour ou autorisation de travail, selon un communiqué de l'ASL obtenu par l'AFP.

L'ASL, constituée de déserteurs et qui revendique 40.000 combattants, a également diffusé une vidéo avec le communiqué où apparaissent des hommes portant des passeports iraniens présumés.

Le communiqué ne précise pas la date de l'arrestation.

Les rebelles, qui mènent des opérations contre l'armée régulière, ont appelé le Guide de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, à reconnaître clairement la présence en Syrie de membres des Gardiens de la révolution (Pasdaran) dans le but d'aider le régime d'Assad dans l'oppression du peuple syrien.

Ils l'ont également pressé de demander aux membres de Pasdaran de se retirer immédiatement du territoire syrien (bien syrien), plus précisément samedi avant midi.

L'ASL précise par ailleurs avoir arrêté deux civils iraniens, qui vont être relâchés car ils travaillent dans une centrale électrique à Homs.

La région de Homs est un haut-lieu de la révolte contre le régime du président Assad qui secoue le pays depuis plus de dix mois.

Début janvier, un groupe jusque-là inconnu, le Mouvement contre l'expansion chiite en Syrie, a revendiqué l'enlèvement de cinq Iraniens, affirmant qu'il s'agissait d'une première mise en garde à l'Iran et au Hezbollah (libanais) contre la poursuite de leur soutien au régime syrien dans la répression de la révolte.

L'Iran avait réclamé début janvier la libération de ces ingénieurs enlevés en décembre près de Homs.

Onze pèlerins iraniens ont été par ailleurs enlevés en Syrie, a affirmé jeudi le ministère iranien des Affaires étrangères, qui a demandé au gouvernement syrien d'intervenir pour les libérer.

Nous sommes les amis du peuple iranien, nous ne sommes pas sectaires, nous ne sommes pas contre nos frères chiites, a tenu à préciser l'ASL, en référence à la confession majoritaire en Iran, alors que la majorité des Syriens sont sunnites.

(©AFP / 27 janvier 2012 12h03)