L'IDF met sur les rails un service public d'aide à la rénovation et aux énergies renouvelables


PARIS - La Région Ile-de-France met sur les rails un service public d'aide à la rénovation thermique des logements et au développement des énergies renouvelables, sous la forme d'une société d'économie mixte.

La création de cette SEM, baptisée Energies Posit'if, a été adoptée jeudi soir en séance plénière au conseil régional, avec toutes les voix de la gauche, et une abstention des centristes et de la droite (majorité présidentielle).

Inscrite dans le Plan Climat de la région, cette SEM sera la première du genre en France à agir sur le volet rénovation des bâtiments, s'est félicitée auprès de l'AFP Hélène Gassin, vice-présidente (EELV) en charge de l'environnement et de l'énergie.

Nous voulions créer un outil qui réponde aux problèmes, notamment dans les copropriétés, où la diversité des situation des gens et la complexité des dispositifs actuels bloquent les projets de rénovation, a expliqué Mme Gassin.

En Ile-de-France, deux tiers des logements ont été construits avant les premières réglementations thermiques et sont de vraies +passoires thermiques+ et 330.000 ménages sont en situation de précarité énergétiques, soit 7% des ménages franciliens, a rappelé l'élue.

Concrètement, la SEM amènera le financement initial et sera remboursée sur le long terme (15 ou 25 ans) par la copropriété, avec l'idée que les économies d'énergies réalisées soient plus importantes que la facture d'énergie et le remboursement des travaux.

De plus, la SEM prendra aussi en charge la partie de réalisation des travaux en trouvant les entrepreneurs et en assurant le suivi de chantier: La copropriété n'a qu'à passer un contrat avec la SEM qui se charge du reste, a résumé Mme Gassin, vantant un système permettant de soutenir l'activité des PME et des artisans.

Le deuxième volet porte sur la promotion des énergies renouvelables, qui ne se font pas parce que les investisseurs attendent un taux de rentabilité trop élevé, alors que ce sont des projets rentables sur le long terme, a expliqué l'élue écologiste, citant des projets restés dans les cartons comme de la géothermie dans le Val-de-Marne.

Cette SEM aura un capital de démarrage de 5 à 6 millions d'euros, dont 4 millions apportés par la Région. Le reste serait apporté par d'autres partenaires ayant manifesté leur intérêt (Ville de Paris, conseils généraux de Seine-et-Marne, Essonne, Val-de-Marne, etc.).

L'effet de levier permettrait de réaliser un volume de projets entre 40 et 70 millions d'euros.

L'objectif est de déposer les statuts de la SEM début 2012 et d'être opérationnels au printemps, a précisé Mme Gassin.

(©AFP / 18 novembre 2011 14h01)