L'UE fait le tri dans la médecine par les plantes


BRUXELLES - Les médicaments traditionnels à base de plantes mis sur le marché de l'Union européenne seront plus sûrs grâce à l'entrée en vigueur samedi d'une loi européenne adoptée en 2004, s'est félicitée vendredi la Commission européenne.

Seuls les médicaments traditionnels à base de plantes enregistrés ou autorisés pourront désormais se trouver sur le marché de l'Union.

Le but de la nouvelle directive (loi européenne, ndlr) n'est pas de faire disparaître les produits naturels ou d'interdire les vitamines, suppléments minéraux ou tisanes, a souligné la Commission.

Le texte, qui prévoyait une période transitoire de sept ans avant son entrée en vigueur, entend seulement aider les consommateurs à utiliser les médicaments traditionnels à base de plantes sans risque, en mettant au point des règles que les laboratoires devront respecter, a expliqué la Commission.

Nous voilà au terme d'une longue période de transition qui aura donné aux producteurs et importateurs de médicaments traditionnels à base de plantes le temps de démontrer que la sécurité et l'efficacité de leurs produits sont acceptables. A présent, les patients peuvent se fier aux médicaments traditionnels à base de plantes qu'ils achètent dans l'Union, a dit le commissaire chargé des questions de santé, John Dalli.

La directive Médicaments à base de plantes prévoit une procédure simplifiée pour l'enregistrement de ces produits.

Ainsi, le texte souligne qu'il n'est pas nécessaire de procéder aux essais cliniques et autres vérifications de la sécurité du produit qu'exige pourtant la procédure complète d'autorisation de mise sur le marché des médicaments.

Le demandeur de l'enregistrement d'un médicament traditionnel à base de plantes doit seulement fournir une documentation démontrant l'innocuité du produit concerné dans les conditions d'emploi spécifiées et apporter la preuve d'un historique de qualité avéré du produit, en l'occurrence au moins trente années d'utilisation en toute sécurité, dont quinze dans l'Union.

La directive n'interdit ni les thérapies non conventionnelles ni les thérapeutes qui les pratiquent, pas plus que l'homéopathie, les plantes elles-mêmes ou les ouvrages qui traitent des plantes, a tenu à mettre au point la Commission européenne.

(©AFP / 29 avril 2011 13h53)