La Bulgarie et la Croatie reconnaissent le Conseil national libyen


SOFIA - La Bulgarie et la Croatie ont reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen, l'organe politique des insurgés, comme représentant légitime du peuple libyen, dans une déclaration commune diffusée mardi.

La Bulgarie et la Croatie acceptent le Conseil national de transition (CNT) libyen comme représentant légitime du peuple libyen, note la déclaration qui ne définit toutefois pas ce conseil de seul représentant légitime des Libyens.

Le CNT est capable de diriger le processus d'édification d'une Libye démocratique et unie sur la base de la suprématie de la loi, et adhérant aux plus hauts standards internationaux de défense des droits de l'Homme, selon cette déclaration commune.

L'époque de Kadhafi est terminée et il doit se retirer immédiatement. Les accusés de crimes contre l'humanité doivent répondre devant le tribunal, note la déclaration.

Le ministre des Affaires étrangères bulgare Nikolaï Mladenov, en visite mardi à Benghazi, a remis au CNT de l'aide humanitaire, à savoir des médicaments et des pansements, a annoncé son ministère.

Il a rencontré le numéro deux de la révolution Libyenne Mahmoud Djibril et d'autres représentants du CNT auprès desquels il a évoqué la détention de 1999 à 2007 en Libye de cinq infirmières bulgares et d'un médecin d'origine palestinienne condamnés à mort pour avoir provoqué, selon Tripoli, une épidémie de Sida à Benghazi.

Selon les représentants du Conseil, de nouveaux faits seront révélés pour montrer qu'il (ce procès) a été une mise en scène (inspirée) par le régime de Kadhafi, indique le communiqué du ministère bulgare.

Des responsables gouvernementaux bulgares dont le Premier ministre Boïko Borissov s'étaient déclarés sceptiques au cours des derniers mois à l'égard de certains membres du CNT qui avaient été liés à l'affaire concernant le personnel médical bulgare.

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, ex-président de la cour d'appel libyenne, avait confirmé en décembre 2006, la peine de mort qui a plus tard été commuée à peine de perpétuité pour permettre leur extradition en 2007.

Les six ont été ramenés en Bulgarie le 24 juillet 2007 par Cécilia Attias, alors épouse du président français Nicolas Sarkozy, et la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner.

(©AFP / 28 juin 2011 17h11)

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