La Corée du Sud refuse l'offre du Japon de régler leur litiges devant la CIJ


SEOUL (Corée du Sud) - La Corée du Sud a officiellement opposé une fin de non-recevoir au Japon qui lui proposait de régler devant la Cour internationale de justice (CIJ) leur contentieux au sujet d'un archipel dont ils se disputent la souveraineté, a-t-on appris jeudi de source officielle.

Séoul a remis jeudi à un diplomate japonais à Séoul un télégramme diplomatique rejetant la proposition de Tokyo, a indiqué un porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, sans autre précision.

La note stipule qu'aux yeux de la Corée du Sud, il n'existe aucun litige concernant ces îles en mer du Japon, appelées Dokdo à Séoul et Takeshima à Tokyo, sa souveraineté étant incontestable, selon l'agence de presse Yonhap.

Le chef de la diplomatie japonaise, Koichiro Gemba, s'est dit extrêmement déçu par la réponse de la Corée du Sud, qui n'a pas fait de contre-proposition spécifique pour régler le problème.

Tokyo prendra les mesure appropriées, y compris le cas échéant la saisine unilatérale de la CIJ, a-t-il averti.

Le Japon a proposé à la Corée du Sud à deux reprises, en 1954 et en 1962, de régler leur différend territorial devant la CIJ de La Haye. Mais Séoul a décliné à chaque fois.

Installée à La Haye et principal organe judiciaire de l'ONU, la CIJ est chargée de régler les différends d'ordre juridique qui lui sont soumis par les Etats.

Les relations entre les deux pays se sont rafraîchies depuis la visite du président conservateur sud-coréen Lee Myung-Bak sur les îles disputées le 10 août dernier.

M. Lee a aussi prévenu que l'empereur du Japon, Akihito, ne pourrait venir en Corée du Sud que s'il s'excusait pour les atrocités commises par les forces d'occupation japonaises pendant leur colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

En 1990, Akihito a exprimé ses profonds regrets pour les souffrances du peuple coréen pendant la colonisation.

Ces joutes verbales pourraient entraîner des conséquences financières concrètes entre le Japon et la Corée du Sud, respectivement deuxième et quatrième puissances économiques asiatiques.

Le ministre japonais des Finances, Jun Azumi, a évoqué la révision d'un système d'échange de devises nippo-sud-coréen, créé en 2001 pour aider la Corée du Sud à ne pas connaître de nouveau les problèmes rencontrés à la fin des années 1990 lors de la crise financière asiatique.

(©AFP / 30 août 2012 09h49)

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