Le Roux: les gaz de schiste doivent continuer à bénéficier de la recherche


PARIS - Le chef de file des députés socialistes français, Bruno Le Roux, a affirmé dimanche que la question des gaz de schiste devait continuer à bénéficier de la recherche et de la science.

Alors qu'on lui demandait s'il pourrait il y avoir une recherche concernant les modes d'extraction de ces gaz, M. le Roux a répondu, lors de l'émission Tous politiques sur France Inter/Le Monde/AFP: bien entendu.

Nous sommes en opposition avec un mode d'extraction qui pose problème en matière de développement durable. Est-ce que nous sommes opposés au gaz de schiste ? Nous ne sommes pas opposés à une source d'énergie dont on nous dit demain qu'elle pourrait notamment représenter un avantage concurrentiel, a-t-il poursuivi.

Je le dis très clairement: la question des gaz des schistes doit continuer à bénéficier de la recherche et de la science, a-t-il ajouté.

Selon lui, si demain il y a une possibilité de traitement de cette source d'énergie qui soit acceptée, après un débat, comme étant écologiquement possible, ne mettant pas les générations futures en danger, moi je souhaite que le débat puisse continuer à être ouvert.

Mardi, lors de sa conférence de presse, François Hollande avait rappelé que la recherche de techniques alternatives à la fracturation hydraulique, interdite en France pour la recherche de gaz de schiste, continuait et qu'il prendr(ait) ses responsabilités si une nouvelle technique apparaissait.

Sur le volet de recherche d'éventuelles techniques alternatives, je laisse les entreprises et les chercheurs y travailler et je prendrai mes responsabilités le moment venu, avait-il dit.

Dans son rapport sur la compétitivité remis début novembre, Louis Gallois avait plaidé pour que des recherches soient menées sur cette énergie controversée. Cette recommandation avait été rejetée par le gouvernement.

M. Le Roux a par ailleurs jugé que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et l'Assemblée nationale pourraient être chargés d'une mission commune pour essayer de définir les enjeux pour notre pays.

M. Le Roux est aussi prêt à réfléchir à ce que le parlement confie une mission à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

(©AFP / 18 novembre 2012 20h43)