Le pape prie pour la libération des évêques enlevés en Syrie


CITE DU VATICAN - Le pape François prie pour la libération des deux évêques orthodoxes enlevés lundi près d'Alep et pour des espérances réelles de paix en Syrie, a annoncé mardi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

Le pape suit les événements avec une participation profonde et une intense prière pour la santé et la libération des deux évêques, Mgr Youhanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d'Alep, et Mgr Boulos Yazigi, évêque grec orthodoxe de la même ville, et frère du Patriarche Jean X Yazigi, enlevés lundi à Kafr Dael.

François prie aussi pour que le peuple syrien, grâce à l'engagement de tous, puisse voir venir finalement des réponses efficaces à son drame humanitaire et apparaître à l'horizon des espérances réelles de paix et de réconciliation.

Les deux enlèvements et l'assassinat du chauffeur des évêques alors qu'ils menaient une opération humanitaire, est une dramatique confirmation de la situation tragique dans laquelle vit la population de la Syrie et ses communautés chrétiennes, a ajouté le père Lombardi.

Le Saint-père a été informé de ce nouveau fait gravissime, qui s'ajoute à l'augmentation de la violence dans les derniers jours et à une urgence humanitaire immense, a-t-il dit.

De son côté, l'OEuvre d'Orient, association française dédiée aux chrétiens d'Orient, a demandé aux rebelles et à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération des deux évêques, selon un communiqué de son directeur, Mgr Pascal Gollnisch, parvenu à l'AFP.

Selon l'Oeuvre d'Orient, le chauffeur était sans doute un diacre.

Ce drame fait suite à l'enlèvement, contre demandes de rançons, de deux prêtres orthodoxes en captivité depuis près de trois mois près d'Alep.

Selon le diocèse orthodoxe syrien, les ravisseurs des évêques seraient des jihadistes tchétchènes.

La puissante association basée à Paris a demandé aux autorités françaises et internationales d'utiliser leur influence afin d'obtenir leur libération.

La communauté de Sant'Egidio, proche du Vatican, a aussi appelé à leur remise en liberté, soulignant qu'ils ont travaillé depuis le début du conflit pour la coexistence pacifique.

Un groupe terroriste armé a enlevé lundi les deux hommes alors qu'ils menaient des opérations humanitaires dans le village de Kafr Dael, à côté d'Alep, a annoncé l'agence officielle syrienne SANA.

Selon l'agence catholique Asianews, l'identité des ravisseurs n'est pas claire. Elle rappelle que Mgr Ibrahim avait dénoncé les rapts et les violences contre les chrétiens.

Les chrétiens, qui constituent environ 5% de la population, sont particulièrement vulnérables dans le contexte d'anarchie favorisé par le conflit qui ensanglante le pays depuis le début 2011, soulignent les organisations de défense des droits de l'homme. L'Église fait valoir que, contrairement à d'autres groupes, ils n'ont ni armes ni milices.

(©AFP / 23 avril 2013 14h26)

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