Le pétrole finit en baisse à New York, fragilisé par un rapport de l'Opep


NEW YORK - Les cours du pétrole ont fini en baisse mardi à New York, fragilisés par un rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) faisant état d'une légère dégradation de sa prévision de demande mondiale de brut en 2013 et d'une hausse de la production du cartel.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juillet a reculé de 39 cents à 95,38 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 102,96 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 99 cents par rapport à la clôture de lundi.

Le marché a vivement réagi à la publication du rapport de l'Opep, le baril descendant jusqu'à 94,04 dollars à New York, selon John Kilduff, d'Again Capital.

L'organisation a légèrement abaissé sa prévision de demande mondiale de brut en 2013 à 89,65 millions de barils par jour (mbj), contre 89,66 mbj il y a un mois, et prévenu des conséquences d'une éventuelle détérioration du climat économique au second semestre.

C'est une baisse minime mais elle est combinée à l'annonce d'une hausse de la production de l'organisation, faisant craindre aux investisseurs une surabondance de l'offre par rapport à la demande, a noté M. Kilduff.

Le cartel, qui pompe environ 35% du pétrole mondial, a indiqué avoir augmenté sa production de 106.000 barils par jour en mai par rapport au mois précédent, à 30,57 millions de barils par jour, notamment en raison d'une forte progression en Arabie saoudite.

La fragilité des marchés pétroliers a aussi été alimentée par le statu quo décidé par la Banque du Japon qui a fait vaciller l'ensemble des places financières, a remarqué Tim Evans, de Citi.

La banque centrale nippone, à l'issue d'une réunion de deux jours à Tokyo, a décidé de maintenir intactes les mesures d'assouplissement monétaire prises récemment afin de soutenir l'économie japonaise.

Evidemment, les acteurs du marché en voulaient plus. Alors qu'on a l'impression que l'économie mondiale ralentit, ils souhaitent que les banques centrales continuent de faire tourner la machine, a souligné Phil Flynn de Price Futures Group.

Le marché a aussi fait preuve de prudence à la veille du rapport hebdomadaire du département américain de l'Énergie (DoE) sur le niveau des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les stocks de brut auraient reculé de 400.000 barils la semaine dernière.

Les réserves d'essence sont à l'inverse attendues en hausse de 500.000 barils et celle de produits distillés en progression de 1,3 million de barils.

(©AFP / 11 juin 2013 21h58)