Le pétrole quasi stable à New York après une hausse modérée des stocks US


NEW YORK - Le cours du pétrole a terminé quasi stable mercredi à New York, après l'annonce d'une hausse un peu moins forte qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis et la confirmation d'un renforcement des sanctions américaines à l'égard de l'Iran, important producteur d'or noir.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars a lâché 2 cents par rapport à la clôture de mardi pour s'établir à 96,62 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé à 116,73 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 21 cents par rapport à la clôture de mardi.

Le prix du baril sur la place new-yorkaise a pourtant perdu jusqu'à 1,60 dollar en début de séance, affecté par la perte d'appétit des investisseurs pour les actifs risqués comme les matières premières, qui touchait aussi les places boursières européennes ou le marché des devises.

Considéré comme une valeur refuge, le billet vert profitait de cette tendance à la prudence et son renchérissement rendait moins attractifs les achats de brut libellés en dollar pour les investisseurs munis d'autres devises.

Mais le cours du WTI s'est repris par la suite, notamment après la publication des chiffres hebdomadaires du Département américain de l'Energie (DoE) sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis.

Si les réserves de brut, qui avaient déjà progressé de près de 9 millions de barils au cours des deux semaines précédentes, ont gonflé de 2,6 millions de barils lors de la semaine achevée le 1er février, cette augmentation est un peu moindre que celle attendue par les analystes, de 2,9 millions de barils.

Les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés durant la période hivernale, ont de leur côté diminué de 1 million de barils, un repli presque deux fois plus prononcé que celui escompté par les analystes. Les réserves d'essence, en revanche, ont augmenté presque deux fois plus qu'attendu, de 1,7 million de barils.

La situation des stocks américains étaient très surveillée par les investisseurs, en raison de la pression qu'ils ont exercé sur les prix ces dernières semaines.

Les courtiers s'inquiètent particulièrement des problèmes d'engorgement à Cushing, le principal terminal pétrolier des Etats-Unis (dans l'Oklahoma, sud), où les stocks de brut ne cessent de gonfler ces derniers mois faute de moyens d'acheminement suffisants vers les complexes de raffineries de la côte du Golfe du Mexique.

Aussi l'annonce d'une légère baisse des réserves de brut à Cushing a permis de soulager le marché.

La confirmation par les autorités américaines de la mise en oeuvre de nouvelles sanctions contre l'Iran visant à restreindre son accès aux revenus pétroliers a également permis au cours de remonter.

Ces restrictions pourraient notamment compliquer la vente à l'Inde de brut iranien, dont l'arrivée sur le marché mondial pourrait faire pression sur l'offre, a remarqué Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com

(©AFP / 06 février 2013 21h38)