Le pétrole termine en hausse à New York, soutenu par la Chine et l'Europe


NEW YORK (New York) - Le cours du pétrole new-yorkais a fini en nette hausse jeudi, soutenu par des indicateurs chinois et européens encourageants pour la consommation énergétique dans ces régions très gourmandes en or noir.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en octobre a gagné 1,18 dollar à 105,03 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a terminé à 109,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 9 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Les bons indicateurs sur l'activité chinoise et européenne ont vraiment dominé la journée, estime Bart Melek de TD Securities.

Avec les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine sont en effet les principales zones consommatrices d'or noir sur la planète.

Or la Chine a vu sa production manufacturière rebondir légèrement en août, marquant une stabilisation après des mois de très fort ralentissement, selon la banque HSBC.

Parallèlement, en zone euro, l'activité privée a progressé plus vite que prévu en août, avec un indice PMI s'installant à son plus haut niveau en plus de deux ans.

Ce bond de l'activité privée est en grande partie lié aux performances de l'Allemagne, la première puissance économique de la région, où le PMI a affiché sa plus forte croissance depuis janvier.

Aux Etats-Unis, l'indice composite des indicateurs économiques américains a légèrement augmenté en juillet après s'être stabilisé le mois précédent, dépassant ainsi les attentes des analystes.

Face à ces indicateurs de bon augure pour la demande en énergie, le marché reléguait au second plan l'annonce d'une légère hausse des nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière aux Etats-Unis.

Ce chiffre reste à un niveau historiquement plutôt bas et n'assombrit pas les bonnes perspectives apportées par les autres indicateurs, a remarqué John Kilduff d'Again Capital.

Le marché prenait aussi en compte l'effet des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, qui ont subi une baisse légèrement supérieure aux attentes, selon Bart Melek.

Le département américain de l'Energie (DoE) a fait état la veille de réserves de brut ayant diminué de 1,4 million de barils, à 359,1 millions, lors de la semaine achevée le 16 août, soit un peu plus que le recul de 1,3 million de barils anticipé par les experts. Les réserves d'essence ont de leur côté reculé de 4 millions de barils, signe d'une demande robuste alors que s'achève l'été, grande période de déplacements en voiture.

Des signes d'apaisement des tensions en Libye, où la production a chuté ces dernières semaines en raison de grèves sur des sites et terminaux pétroliers, ont toutefois limité la progression du baril de Brent - la Libye alimentant principalement le marché européen.

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a en effet annoncé une levée partielle de l'état de force majeure au terminal pétrolier de Brega (est), où les exportations ont repris après plusieurs semaines de fermeture.

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(©AFP / 22 août 2013 22h14)