MOL (Hongrie) demande un arbitrage international dans un conflit avec Zagreb


VIENNE - Le groupe pétrolier et gazier hongrois MOL a annoncé mardi soir avoir demandé un arbitrage international pour régler son conflit avec le gouvernement croate concernant la compagnie locale INA.

MOL, propriétaire de 49,1% du capital d'INA et l'un des principaux investisseurs en Croatie, a indiqué avoir déposé une demande auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé à Washington, afin qu'il lance une procédure d'arbitrage contre la Croatie.

Le gouvernement croate n'a pas respecté certaines de ses obligations et ses engagements, en relation avec les investissements de MOL en Croatie, a affirmé le groupe hongrois dans un communiqué publié sur le site internet de la Bourse de Budapest, sans donner plus de détails.

Le gouvernement croate, qui détient 44,84% d'INA, veut diminuer l'influence de MOL sur INA, en raison notamment des résultats décevants de la compagnie croate.

En novembre, MOL avait demandé à son Comité exécutif d'entamer les préparatifs pour vendre ses parts dans INA.

Les relations entre le gouvernement croate et MOL se sont dégradées ces dernières semaines.

En octobre, la Croatie avait demandé l'arrestation du PDG de MOL, Zsolt Hernadi, soupçonné d'avoir en 2008 versé des pots de vins à l'ancien Premier ministre croate Ivo Sanader (2003-2009) pour s'assurer le contrôle de MOL.

Ivo Sanader a été condamné l'an dernier à 10 ans de prison pour des affaires corruption, incluant un pot de vin de 5 millions reçu dans le cadre de la prise de contrôle d'INA par MOL.

MOL, dont l'actionnaire de référence est le gouvernement hongrois, rejette les accusations de la Croatie.

Le pays, entré dans l'Union européenne en juillet, avait lancé un mandat d'arrêt européen contre le PDG de MOL Zsolt Hernadi, soupçonné d'avoir versé ce pot de vin.

La justice hongroise avait rejeté cette demande d'arrêt, en raison l'absence de crime dans l'affaire initiée par le procureur croate. En Hongrie, l'affaire avait été classée sans suite en janvier 2012.

(©AFP / 27 novembre 2013 11h47)