Marine Le Pen à Stockholm en toute discrétion


STOCKHOLM - La présidente du Front national Marine Le Pen a rencontré vendredi à Stockholm pour la première fois le président du parti d'extrême droite des Démocrates de Suède.

Elle s'est rendue dans la capitale suédoise, en toute discrétion, pour une réunion de l'Alliance européenne pour la Liberté (EAF). Le voyage lui a donné l'occasion de discuter avec Jimmie Aakesson, ont indiqué à l'AFP les Démocrates de Suède.

Je suis très contente. J'ai eu l'occasion de rencontrer de manière informelle le président des Suédois démocrates, qui nous a reçus très cordialement, a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision suédoise TV4.

Interrogée sur les raisons de ce rapprochement, la députée européenne a répondu: Parce que nous avons beaucoup de points communs. Parce que nous sommes des patriotes. Nous défendons nos peuples et nous avons la même analyse sur les problèmes que vivent nos peuples actuellement.

Je crois que nous pouvons avoir un poids important au Parlement européen, a-t-elle dit à l'agence de presse suédoise TT.

Elle rencontre l'association européenne des partis comme le FN, pour essayer d'avoir un groupe après les élections européennes, a confirmé le FN à l'AFP.

Selon TT, Mme Le Pen a rapporté qu'elle discutait d'un groupe parlementaire avec, outre les Démocrates de Suède, les Belges du Vlaams Belang, les Italiens de la Ligue du Nord et les Néerlandais du Parti pour la liberté (PVV).

En revanche, elle refuse tout contact avec les Grecs d'Aube dorée et les Hongrois du parti Jobbik. Pour moi il est fondamentalement exclu d'avoir quoi que ce soit à voir avec eux, dans la mesure où nous ne sommes pas d'accord et nous ne partageons pas les mêmes valeurs, a-t-elle expliqué.

Interrogé par TT, M. Aakesson a fait l'éloge de Mme Le Pen. Le Front national a pris une voie sensée avec Marine Le Pen à sa tête, par rapport à celle qu'il suivait auparavant, a-t-il dit.

C'était une brève discussion informelle où les deux dirigeants ont fait connaissance. Ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant puisqu'elle n'était jamais allée en Suède, a expliqué à l'AFP un porte-parole des Démocrates de Suède, Martin Kinnunen.

Avec 9 à 12% des intentions de vote selon les enquêtes, les sondeurs font des Démocrates de Suède le troisième ou quatrième parti du pays, à la lutte avec les Verts derrière les sociaux-démocrates (opposition) et les conservateurs (parti du Premier ministre Fredrik Reinfeldt).

(©AFP / 18 octobre 2013 19h52)