Ophta Point Vision veut ouvrir 70 centres d'ophtalmologie d'ici à 2018


PARIS - Ophta Point Vision, une start-up française du secteur de la santé, prévoit d'ouvrir 70 centres d'ophtalmologie d'ici à 2018 sur le territoire français, a annoncé jeudi son président et cofondateur, Patrice Pouts.

Notre objectif est d'avoir un réseau national, a expliqué à la presse M. Pouts, alors que le premier centre a ouvert début février à Paris.

Le projet d'Ophta Point Vision, start-up fondée en 2011 au sein de l'incubateur HEC, est d'offrir un réseau de centres d'ophtalmologie de premier recours pour prendre en charge la prescription de lunettes ou lentilles de contact et de faire un bilan oculaire complet, selon un communiqué.

L'entreprise promet un rendez-vous assuré dans les 48 heures suivant la demande, les rendez-vous étant pris en ligne sur le site des centres.

Chaque centre Ophta Point Vision vise à accueillir 150 patients par jour, soit 40.000 patients par année, et cible plutôt les actifs qui veulent un rendez-vous rapide, a précisé M. Pouts. L'organisation et l'automatisation sont très importantes.

La structure juridique est inspirée de celle des laboratoires d'analyses médicales.

Un centre réunit une équipe de 10 personnes avec des assistantes médicales, quatre orthoptistes, qui font les prises de mesure, et quatre médecins ophtalmologistes, qui font le diagnostic, la prescription et sont salariés.

Ophta Point Vision pense notamment recruter parmi les quelque 2.000 ophtalmologistes devant partir à la retraite dans les 15 années à venir et qui souhaiteraient continuer une activité à temps partiel.

Les centres Ophta Point Vision exerceront sans dépassement d'honoraires et des partenariats ont été passés avec des mutuelles.

Deux fonds d'investissement sont impliqués dans le financement de cette start-up, mais sont très minoritaires: Picardie Investissement et Développement (Caisse des Dépôts, Crédit agricole, Caisse d'Epargne) et le fonds privé Jaïna Capital. La majorité du capital est détenue par les trois fondateurs: M. Pouts, François Pelen, ancien vice-président de Pfizer France, et Raphaël Schnitzer, directeur du développement.

(©AFP / 16 février 2012 19h07)