Rio+20: Ban Ki-moon reçoit une délégation du sommet des peuples frustrée


RIO DE JANEIRO - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a reçu vendredi 36 activistes du sommet des peuples en marge de Rio+20 qui lui ont fait part de leur frustration en raison du peu de résultats concrets obtenus et ont promis des manifestations mondiales.

La société civile est devenue partie intégrale de la préparation et des délibérations de Rio+20 (...) Vous nous avez aidés à prendre en compte les aspirations des gens, a assuré le chef de l'ONU au début de la rencontre.

Je vous remercie de votre leadership et de votre précieuse contribution pour définir le monde que nous voulons, a-t-il ajouté.

La délégation a émis un autre son de cloche. Rio+20 a été décevante. Pour les 175 millions de membres des organisations civiles que nous représentons, il y a un sentiment profond de frustration et de rage. Il n'y a pas de délais, pas de mesures concrètes, nous n'avons aucune garantie (...) et, en matière d'environnement, on recule, a dit Sharon Burrow, membre de la Confédération Syndicale Internationale.

au cours de la réunion d'une demi-heure, les activistes ont remis à Ban un document exprimant leurs critiques de la déclaration finale qui devait être approuvée vendredi par le sommet.

Notre conversation est restée très loin de ce que nous aurions voulu entendre. On aurait aimé qu'il (Ban) ait réellement plus d'ambition et ouvre plus d'espace au dialogue et à la participation pour changer radicalement ce document qui n'exprime pas ce que veulent les peuples de la planète, a dit Iara Pietricovsky, militante brésilienne à la tête de la délégation.

Ce que nous voyons ici n'est pas le monde que nous voulons, c'est un monde que les multinationales polluantes et ceux qui détruisent l'environnement dominent, a dit Kumi Naidoo, de Greenpeace International.

Le Sommet des peuples qui se tenait à Flamengo, à 40 kilomètres du sommet officiel, s'est réuni pendant une semaine à l'initiative de 200 organisations écologiques et mouvements sociaux du monde entier (indiens, minorités, femmes, homosexuels...). Il a été financé par le gouvernement brésilien à hauteur de cinq millions de dollars.

(©AFP / 22 juin 2012 20h09)