Rio+20: réactions


RIO DE JANEIRO - Voici quelques réactions obtenues à Rio, à l'issue du sommet sur le développement durable Rio+20, qui s'est terminé vendredi sur la ratificton d'un texte sur le développement durable, intitulé l'avenir que nous voulons.

- C'est un très bon document, c'est la vision sur laquelle nous pouvons construire nos rêves (Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU)

- Les gouvernements ont échoué à atteindre l'accord historique dont nous avons besoin pour répondre à un orage de crises, crise de l'équité, crise de l'écologie et crise de l'économie (...). On remet en ordre les fauteuils sur le pont du Titanic alors qu'il est en train de sombrer (Kumi Naidoo, Greenpeace)

- Ce résultat représente un échec collectif global à saisir la réalité de l'urgence écologique, en dépit de tous les éléments de preuve existants (Sandrine Belier, porte-parole des députés européens des Verts/ALE au Sommet).

- Rio+20 n'a pas relevé le niveau de la gouvernance environnementale mondiale (...). Des innovations décisives doivent venir des niveaux locaux et nationaux (Union internationale pour la conservation de la nature, IUCN)

- La conférence de Rio s'achève avec plus de gémissements que de clameurs. Les attentes étaient faibles, mais les résultats ont été encore plus modestes. C'est une occasion ratée (World resources institute)

- Les propos restent incantatoires, c'est un texte purement déclaratif, sans aucune contrainte (...), qui prône un verdissement de l'économie, en gardant le marché comme boussole (Collectif français Rio+20, des ONG et syndicats)

- Quand vous avez des mots dans un document des Nations-Unies, comme par exemple 'économie verte' (...), ça reste là et il y a quelque chose sur quoi construire dans les années à venir (...). Alors vous avez un nouveau chemin (Connie Hedegaard, commissaire européen pour le changement climatique

- Mon impression générale, c'est chacun chez soi, chacun comme il veut. C'est comme si on n'avait plus besoin d'action collective mondiale (...). Les objectifs du développement durable sont l'acquis principal, sans hésitation (Laurence Tubiana, directrice de l'IDDRI, institut du développement durable et des relations internationales)

- La réussite de cette conférence, c'est que ça a lieu, les gens viennent pour discuter, partager leurs espoirs, leurs difficultés. Ils disent aux gouvernements qu'on pourrait faire plus. La déclaration finale est importante car le texte appuie les demandes faites par exemple au niveau local, ça légitime ce que les gens font (Brice Lalonde, ancien ministre français de l'environnement, co-coordinateur de la conférence)

- C'est la société civile qui fera changer les choses, c'est elle qui fait le boulot, qui prend les initiatives sur le terrain, qui s'engage. En tout cas, il n'y a rien qui a été négocié qui puisse ralentir notre effort (François Loos, président de l'Ademe, agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)

(©AFP / 22 juin 2012 23h44)