Tsipras: ce n'est pas à Merkel de décider d'un référendum en Grèce


PARIS - Le leader du parti grec de gauche Syriza Alexis Tsipras a déclaré lundi à Paris que ce n'était pas à la chancelière allemande Angela Merkel de décider d'un référendum en Grèce.

La Grèce est un pays souverain (...). Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non, a déclaré M. Tsipras, lors d'une conférence commune avec Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement de la gauche radicale française Front de gauche.

Il n'y a rien à négocier dans le memorandum (le plan d'austérité de l'UE, du FMI et de la BCE pour la Grèce, ndlr) car on ne négocie pas avec l'enfer, a affirmé également M. Tsipras.

Ce qu'il s'agit de rediscuter, ce n'est pas le mémorandum, mais la dette publique, a-t-il fait valoir.

Le porte-parole de la chancelière allemande, Georg Streiter a une nouvelle fois démenti avec force que Mme Merkel ait suggéré d'organiser un référendum sur l'euro en Grèce, et souligné qu'elle n'était pas disposée à fournir des ingrédients à la cuisine politique grecque.

Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire, a déclaré M. Tsipras.

M. Tsipras, qui n'a pas été recu par des membres du nouveau gouvernement français, a estimé que le président socialiste François Hollande devrait comprendre qu'il lui faudra répondre à des questions cruciales. Si le peuple français a voté pour lui, c'est pour faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy, a-t-il fait valoir.

François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses sinon il deviendra Hollandreou, a ironisé le leader grec, en rapprochant les noms du président francais et de Georges Papandreou, ex-Premier ministre socialiste grec.

(©AFP / 21 mai 2012 16h45)