Ukraine : Timochenko victime de malaises après des soins en prison


Kiev - L'opposante et ex-Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison, a perdu connaissance la semaine dernière à plusieurs reprises après avoir pris un médicament prescrit par les médecins de son lieu de détention, a annoncé mardi son parti.

Mme Timochenko, transférée fin décembre dans une colonie pénitentiaire à Kharkiv (Est), s'est évanouie immédiatement après avoir pris des médicaments contre un rhume qu'elle a reçu de médecins carcéraux, a affirmé au cours d'une conférence de presse Olexandre Tourtchinov, chef adjoint de son parti.

Près de deux heures durant, elle a perdu connaissance à plusieurs reprises, malgré l'intervention de médecins, a-t-il dit.

Selon M. Tourtchinov, les malaises de Mme Timochenko étaient sans aucun doute liés aux médicaments qu'elle avait pris.

La tension artérielle de Mme Timochenko est restée catastrophiquement basse pendant ces deux heures, a soutenu son parti dans un communiqué.

L'incident s'est produit le 6 janvier, mais n'a été révélé que mardi, lorsqu'un avocat de l'opposante à pu lui rendre visite en prison, a encore fait valoir M. Tourtchinov.

Les dirigeants du pays tentent d'éliminer physiquement Ioulia Timochenko, a-t-il lancé.

Le service de presse de l'administration pénitentiaire n'était pas joignable pour faire des commentaires mardi.

Incarcérée depuis août, Mme Timochenko a été condamnée à sept ans de prison en octobre pour avoir conclu, lorsqu'elle était Premier ministre, des accords sur le gaz avec la Russie considérés comme défavorables à son pays.

Visée par une série d'autres enquêtes judiciaires, l'opposante n'a eu de cesse de dénoncer ces poursuites, accusant le président Viktor Ianoukovitch - son rival et vainqueur de la présidentielle de 2010 - de chercher à se débarrasser de sa principale concurrente.

L'affaire Timochenko a provoqué une crise entre Kiev et l'Union européenne qui juge qu'elle a des motivations politiques. L'époux de l'opposante vient d'obtenir l'asile politique en République tchèque.

(©AFP / 10 janvier 2012 17h24)

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