Un lâcher d'ours: une provocation supplémentaire selon la FNSEA


PARIS - La FNSEA, principal syndicat agricole français, et la fédération nationale ovince (FNO), estiment mercredi qu'un éventuel nouveau lâcher d'ours dans les Pyrénées serait une provocation supplémentaire alors que les attaques de troupeaux par les loups s'amplifient.

Les attaques des troupeaux par les loups entraînent déjà de lourdes pertes économiques chez les éleveurs victimes et pour couronner le tout, un lâcher d'ours est envisagé dans les Pyrénées, affirment les deux organisations dans un communiqué.

Le gouvernement doit dire cette semaine si une ourse sera lâchée dans les Pyrénées avant l'été, attisant à nouveau des tensions entre défenseurs et opposants à la réintroduction du plantigrade.

Les acteurs de terrain ne comprennent pas les décisions technocratiques parisiennes éloignées des réalités et contraires aux objectifs poursuivis, affirment-elles.

Ce lâcher d'ours est une provocation supplémentaire pour les agriculteurs qui se mobilisent particulièrement pour la filière ovine dans un contexte économique et climatique difficile, ajoutent-elles.

Si l'Etat a quelques crédits pour, à grands frais, réintroduire un ours acheminé de Slovénie, qu'il les consacre à soutenir les éleveurs qui rencontrent aujourd'hui de grandes difficultés plutôt que de leur enfoncer un peu plus la tête sous l'eau, estiment les deux organisations.

Selon la FNSEA et la FNO, les éleveurs contribuent concrètement, grâce à leur activité, au maintien de paysages ouverts riches en biodiversité, particulièrement dans les zones montagneuses et défavorisées.

La présence anarchique des prédateurs remet en cause cet équilibre entre l'activité agricole et le milieu naturel patiemment construit au fil des ans, concluent-elles.

(©AFP / 25 mai 2011 19h21)