Vers une hausse de 40% des capacités du réseau gazier d'ici 10 ans


PARIS - GRTgaz, filiale de GDF Suez qui gère le réseau de transport du gaz naturel sur la majeure partie du territoire, vise à accroître ses capacités de 40% d'ici 2021 pour répondre à de multiples besoins, selon l'édition 2012 de son plan décennal publiée mercredi sur son site internet.

GRTgaz se tient prêt à accroître ses capacités de transport de 40% à l'horizon 2021 pour développer l'ouverture de son réseau sur l'Europe, optimiser sa fluidité et sa flexibilité et créer une zone d'équilibrage unique, souligne le gestionnaire de réseau dans ce document.

Un tel accroissement verrait notamment les capacités d'entrée (ou d'importation) de gaz en France, via les interconnexions aux frontières et les terminaux méthaniers, passer de 2.865 gigawattheures par jour (GWh/j) à une fourchette comprise entre 4.305 et 4.965 GWh/j, en fonction des projets qui seront retenus.

Cette large fourchette s'explique par des hypothèses encore très incertaines concernant l'expansion des terminaux méthaniers.

Les capacités de sortie atteindraient quant à elles entre 1.145 et 1.205 GWh/j contre 548 GWh/j actuellement.

Selon GRTgaz, les grands projets pour le réseau gazier envisagés d'ici 2021 répondent également à l'unification du marché gazier de gros en France, souhaitée par le marché et en faveur de laquelle la Commission de régulation de l'énergie s'était prononcée cet été.

Le marché gazier français est actuellement découpé en trois zones dites d'équilibrage (les zones Nord et Sud, gérées par GRTgaz, et TIGF, du nom de la filiale de Total qui gère le réseau gazier dans le quart sud-ouest du pays).

Ces trois zones correspondent à autant de places de marché virtuelles, les points d'échanges gaziers ou PEG. L'unification, envisagée d'ici 2018 par la CRE, serait précédée de la fusion des zones Nord et Sud.

Le groupe ne chiffre pas l'ampleur de cette expansion mais rappelle une estimation de la Commission européenne, qui a évalué à 70 milliards d'euros d'ici 2020 le besoin d'investissement dans les infrastructures gazières à l'échelle de l'Union européenne.

GDF SUEZ

TOTAL

(©AFP / 10 octobre 2012 19h32)