Zone euro: optimisme prudent de la Russie après l'accord


MOSCOU - Le conseiller économique du Kremlin, Arkadi Dvorkovitch, a estimé jeudi que le compromis des pays de la zone euro sur les grandes lignes d'un plan anticrise était suffisant pour le moment et suscitait l'optimisme prudent de la Russie.

Il y a ici une raison pour un optimisme prudent, a-t-il déclaré lors d'un forum économique à Moscou, estimant que ce compromis européen sur une forte réduction de la dette de la Grèce et la mobilisation de 1.000 milliards d'euros pour empêcher la contagion était suffisant pour le moment.

M. Dvorkovitch a jugé que ce plan anticrise va permettre d'aller de l'avant pendant quelques mois, et que dès lors les marchés vont accueillir cette décision de manière adéquate.

Les dirigeants européens se sont mis d'accord pour élever de 440 milliards à 1.000 milliards d'euros la capacité de prêts effective du Fonds européen de stabilité financière (FESF), l'organe de secours de la zone euro.

Ils ont également obtenu que les banques renoncent à 50% des créances qu'elles détiennent sur la Grèce, soit 100 milliards d'euros.

M. Dvorkovitch a par ailleurs répété que la Russie était prête à soutenir la zone euro dans le cadre du Fonds monétaire international (FMI), soulignant que la position russe était coordonnée avec les autres pays du Brics (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Il a cependant souligné qu'une augmentation des contributions de ces pays au FMI devait passer par un renforcement de leur rôle au sein de cette institution encore dominée par les puissances occidentales.

Nous sommes prêts à participer à un mécanisme de stabilisation, avant tout à travers le FMI, a souligné le conseiller du Kremlin, cité par l'agence Ria Novosti, mais cela doit aller de concert avec un renforcement du rôle des pays en développement, des pays du Brics dans le système de prise de décision du FMI.

(©AFP / 27 octobre 2011 09h50)